Sten l’Essentiel explique aux Gabonais installés à l’étranger les démarches et les décisions publiques qui les concernent, en remontant aux textes. Ce site est écrit par une seule personne. Voici à partir de quelle expérience.
Mon métier
Je suis cadre supérieur de l’administration de l’État. J’ai commencé par diriger un centre administratif et ses trente-trois agents. J’ai ensuite pris la tête d’un bureau des finances à l’échelle d’une région : les ressources d’une entité de plus de mille agents, et un réseau de quarante gestionnaires répartis sur plusieurs sites. J’occupe aujourd’hui des fonctions d’adjoint au chef de département — pilotage des ressources, contrôle interne, modernisation de l’action publique.
Ce métier apprend une chose qui sert directement ici : lire un texte administratif pour ce qu’il dit, et non pour ce qu’on en raconte. Repérer la date qui ne tient pas, le guichet qui n’est pas le bon, l’annonce que le budget ne suit pas. C’est exactement le travail que demandent les fiches de ce site.
Ce que je construis à côté
Je dirige une activité indépendante en intelligence artificielle et en automatisation. J’y conçois des systèmes qui prennent en charge ce qui se perd dans les organisations : les relances qui ne partent jamais, les demandes qui restent sans réponse, l’information éparpillée entre des outils qui ne se parlent pas. Le principe est toujours le même — décrire un processus avec précision, puis le confier à la machine, pour rendre aux personnes le temps de faire ce qu’une machine ne fera pas à leur place.
J’interviens également en conférence sur l’intelligence artificielle : ce qu’elle change concrètement dans le travail, ce qu’elle ne sait pas faire, et comment s’en servir sans en devenir dépendant. Le sujet inquiète beaucoup et se raconte mal ; mon rôle est d’en parler sans promesse excessive ni catastrophisme.
D’où je viens
Je travaille à l’organisation de la diaspora gabonaise depuis une dizaine d’années. En 2015, j’ai fondé l’Union des Jeunesses Africaines, qui rassemble des jeunes du continent autour de la culture et de l’unité africaines, et porté ce travail auprès des ambassades à Paris et de l’UNESCO. En 2016, j’ai créé EGAL — Être Gabonais Autrement et Librement. J’ai lancé la campagne « Gabon Uni », qui invite chaque Gabonais à s’exprimer dans une langue du pays qui n’est pas la sienne, et organisé des collectes pour les populations sinistrées par les inondations au Gabon.
En 2023, j’ai créé la Plateforme des Gabonais de la Diaspora d’Europe, que je préside. Elle fédère la communauté gabonaise d’une douzaine de villes européennes.
De ces années, je retiens surtout un constat. Ce qui manque le plus à la diaspora, ce ne sont pas les opinions. C’est l’information vérifiée, au bon moment, sur ce qui la concerne directement.
Pourquoi ce site
Une plateforme scolaire ferme le 28 septembre et personne ne le sait. Une convention fiscale protège depuis 2008 et personne ne la cite. Un conseil successoral doit se réunir dans les deux mois du décès, quand la famille est à huit mille kilomètres. À chaque fois, le texte existe. Ce qui manque, c’est quelqu’un pour aller le chercher et le dire simplement.
Chaque fiche part d’un texte officiel, ou de deux sources indépendantes qui concordent. Les sources sont nommées. Aucun article de presse n’est réécrit. Quand une information manque, c’est écrit dans la fiche plutôt que comblé.
Ce que ce site n’est pas
Il n’est le porte-voix d’aucun parti, d’aucune administration, d’aucune organisation. Il ne reprend pas le vocabulaire des communiqués officiels et n’emploie pas celui du procès. Il explique un mécanisme ; il ne dénonce pas et ne célèbre pas.
Il ne remplace pas non plus un notaire, un avocat ou un consulat. Une fiche sert à comprendre et à vérifier avant de se déplacer — pas à faire à leur place.